Complexité des jeux : le masochisme, une fausse piste ?
Les données sont claires. Ou plutôt, elles ne le sont pas. Un échantillon de 75 jeux sur près de vingt ans est faible. Trop faible pour des conclusions définitives. Mais une chose est sûre : l'idée d'un "masochisme ludique" et d'une complexité croissante ne tient pas.
Une complexité fluctuante, puis en baisse
En 2007, la complexité moyenne affichait 3.77. Un pic. Puis un creux en 2015 à 2.13. Une remontée s'est observée, atteignant 3.48 en 2019. Mais depuis, la tendance s'inverse. Les années récentes, 2024, 2025 et 2026, montrent une chute constante : 2.23, 2.38, pour finir à 1.86. Les chiffres parlent. La complexité ne monte pas. Elle diminue.
Le public veut-il plus simple ?
PartiePrise l'affirme : si ces chiffres se confirment, le marché se dirige vers des jeux plus accessibles. Moins de règles, moins de temps d'apprentissage. Fini les briques qui demandent des heures de lecture de manuel. C'est une bonne nouvelle pour l'élargissement du public. C'est une mauvaise nouvelle pour ceux qui cherchent la profondeur à tout prix. Mais le marché dicte sa loi. Et elle semble pencher vers la simplicité. Pas le masochisme.


